7 jours sur la côte ouest de la Sardaigne
7 days

7 jours sur la côte ouest de la Sardaigne

La côte sarde sans la foule

La côte ouest ne figure presque jamais sur la liste des primo-visiteurs, ce qui en fait précisément tout l’intérêt — des plages de sable de quartz avec une fraction des visiteurs du sud ou de la Costa Smeralda, un site phénico-punico-romain majeur à Tharros, et une portion vraiment saisissante d’infrastructure minière abandonnée accrochée aux falaises au-dessus de la mer autour de Nebida et Masua.

Cet itinéraire fonctionne d’Oristano jusqu’au Sulcis, et c’est l’itinéraire de ce site le mieux adapté aux voyageurs à budget plus serré — les prix d’hébergement et de restaurant y sont nettement inférieurs à ceux des côtes voisines de part et d’autre. Il convient aussi aux visiteurs de retour qui ont déjà fait Cagliari, la Costa Smeralda ou le golfe d’Orosei et veulent voir un visage de l’île qui reçoit une fraction des visiteurs, sans sacrifier de vraies bonnes plages ou de l’archéologie en chemin.

Détails
Oristano → péninsule du Sinis → Costa Verde → côte minière d’Iglesias → îles du Sulcis
Durée7 jours, 6 nuits
Idéal pourVoyageurs à petit budget, explorateurs indépendants, visiteurs de deuxième ou troisième séjour
DéplacementsVoiture de location indispensable ; distances plus longues et routes plus calmes qu’ailleurs
Meilleurs moisMai, juin, septembre

Jour 1 : Oristano et la ville de la Sartiglia

Atterrissez à Cagliari-Elmas et roulez environ une heure vers le nord jusqu’à Oristano, une capitale provinciale sans prétention plutôt qu’une ville de villégiature, surtout connue pour la Sartiglia, une tradition de carnaval équestre couverte dans notre guide de la Sartiglia d’Oristano.

Passez l’après-midi dans le centre historique compact avant un dîner tôt — c’est l’une des rares villes sardes où les prix des restaurants n’ont pas rattrapé ceux de la côte, avec un repas complet pour deux coûtant typiquement 35-50 € même dans un restaurant bien coté. La Torre di Mariano II, le beffroi médiéval de la ville, et le musée Antiquarium Arborense donnent tous deux un contexte utile sur le Giudicato d’Arborea, le royaume médiéval qui a autrefois gouverné une grande partie de l’île depuis ce lieu, avant l’archéologie plus ancienne des jours suivants plus loin sur la péninsule.

Jour 2 : la péninsule du Sinis et Tharros

La péninsule du Sinis, à courte distance en voiture à l’ouest d’Oristano, abrite Tharros, une cité portuaire phénico-punico-romaine dont les colonnes et les mosaïques se trouvent juste au-dessus de l’eau — détails complets dans notre guide du site archéologique de Tharros.

L’excursion en VTT sur la péninsule du Sinis couvre les ruines ainsi que l’autre grand attrait de la péninsule, Is Arutas, une plage entièrement composée de galets de quartz de la taille d’un grain de riz plutôt que de sable — en emporter est illégal et sanctionné par de véritables amendes, la même règle que pour le sable ailleurs sur l’île.

Le quartz ici est vraiment inhabituel à voir pour la première fois — des grains arrondis de la taille d’un grain de riz plutôt qu’un sable fin, frais sous les pieds même en pleine chaleur estivale, et l’eau juste au large est parmi les plus limpides de cette côte, méritant un masque et un tuba même pour un simple coup d’œil.

Jour 3 : Cabras et les Géants de Mont’e Prama

Cabras, la petite ville au bord de la lagune du Sinis, abrite les Géants de Mont’e Prama — d’énormes statues de pierre de l’ère nuragique découvertes dans un champ voisin en 1974 et aujourd’hui exposées au musée de la ville, parmi les découvertes archéologiques les plus importantes de l’histoire de Sardaigne. L’excursion en trottinette électrique des Géants de Mont’e Prama couvre le musée et le site de découverte ensemble.

Terminez la journée avec la boutargue de Cabras, des œufs de mulet salés et séchés qui sont la spécialité de la lagune depuis des siècles et apparaissent sur les cartes de toute l’île — râpée sur des spaghettis ou simplement tranchée avec de l’huile d’olive, elle mérite d’être essayée au moins une fois directement à la source plutôt qu’en sachet de supermarché ailleurs. Plusieurs petits producteurs autour de la lagune vendent en direct, et un morceau de bonne qualité coûte une fraction de ce qu’il atteint une fois exporté vers des restaurants du continent.

Jour 4 : Vers le sud, les dunes de la Costa Verde

Roulez environ quatre-vingt-dix minutes vers le sud jusqu’à la Costa Verde, où Piscinas présente parmi les plus hautes dunes de sable actives d’Europe, s’élevant directement derrière la plage sans presque aucune construction autour. Il n’y a pas vraiment d’infrastructure ici au-delà de deux ou trois hôtels, ce qui est exactement le but — apportez de l’eau et une protection solaire, car l’ombre est rare.

C’est l’un des tronçons de côte les plus sauvages couverts sur ce site, et les dunes elles-mêmes, dont certaines s’élèvent à 60 mètres ou plus au-dessus de la plage, se déplacent sensiblement d’une année sur l’autre selon les régimes de vent, ce qui, selon les habitants, a englouti plus d’un bâtiment au fil des décennies. Une courte marche dans le champ de dunes offre une perspective vraiment différente sur le littoral que n’importe quelle autre plage plus au nord ou au sud sur cet itinéraire.

Jour 5 : la côte minière — Iglesias, Nebida, Masua

L’héritage minier du Sulcis-Iglesiente est l’élément le plus distinctif de la côte ouest : des bâtiments industriels des XIXe et XXe siècles, certains abandonnés en cours de construction, perchés sur des falaises au-dessus de la mer autour de Nebida et Masua, près de la ville d’Iglesias.

L’randonnée panoramique de Nebida et Masua couvre les sentiers en haut des falaises passant par Porto Flavia, un site emblématique d’ingénierie taillé directement dans la roche pour charger le minerai sur les navires, et l’îlot rocheux au large de Pan di Zucchero, un monolithe calcaire qui surgit directement de l’eau et est devenu le symbole officieux de ce littoral.

Porto Flavia lui-même mérite le prix d’entrée pour ses propres mérites — deux tunnels percés dans la falaise dans les années 1920 pour charger le minerai directement sur les navires en contrebas, une ingénierie considérée comme remarquable pour son époque et qui l’est toujours. Autre option, l’visite des anciennes mines et de Montevecchio se dirige vers l’intérieur, jusqu’au plus grand complexe minier de l’île, plutôt que vers la portion côtière.

Jour 6 : Traversée vers Sant’Antioco et Carloforte

Continuez vers le sud jusqu’à Portoscuso ou Calasetta pour le court ferry vers Sant’Antioco ou Carloforte sur l’île de San Pietro. L’excursion en bateau d’une journée complète et snorkeling autour de Sant’Antioco est la meilleure façon de vraiment découvrir le littoral, et la communauté tabarkine de Carloforte, de dialecte ligure, descendante de pêcheurs de corail du XVIIIe siècle, constitue une dernière nuit vraiment singulière — voir Carloforte et son héritage tabarkin.

Le front de mer aux couleurs pastel de la ville et ses cartes très centrées sur le thon semblent par endroits plus ligures que sardes, une véritable île linguistique et culinaire au sein de l’île qui surprend la plupart des primo-visiteurs qui n’ont pas lu l’histoire tabarkine au préalable.

Jour 7 : Barumini sur le chemin du retour

En rentrant vers Cagliari-Elmas, Barumini se trouve à peu près sur la route et mérite le détour pour Su Nuraxi, l’unique site sarde classé au patrimoine mondial de l’UNESCO — la visite guidée de Su Nuraxi di Barumini couvre la visite, qui doit obligatoirement se faire avec un guide.

Notre guide de Su Nuraxi Barumini donne des détails de timing pour l’intégrer avant un vol d’après-midi. Deux heures suffisent pour la visite guidée elle-même, ce qui laisse une marge raisonnable avant les 45 dernières minutes de route vers Cagliari-Elmas, mais réservez un vol d’après-midi plutôt que de milieu de journée pour avoir une marge en cas de retard ce dernier jour.

Ce que coûte cet itinéraire

C’est l’itinéraire le plus abordable de ce site, et il vaut la peine d’être choisi délibérément pour cette raison si le budget est un facteur réel dans la planification du voyage.

Coût typique
Chambre double, milieu de gamme70-110 €/nuit
Dîner pour deux35-55 €
Visite guidée (par personne)35-60 €
Ferry vers Sant’Antioco/Carloforte (par voiture)10-15 € aller-retour

Les prix des restaurants et des hôtels y sont constamment inférieurs à ceux du sud, de la Gallura et même de la côte est pour un standard comparable, en grande partie parce que cette côte voit une fraction des visiteurs. La contrepartie est moins d’activités organisées et une plus grande dépendance à votre propre conduite et initiative, ce qui convient mieux à certains voyageurs qu’à d’autres — voir la Sardaigne avec un petit budget pour des détails d’économie plus généraux qui s’appliquent bien au-delà de cet itinéraire.

Aspects pratiques de cet itinéraire

C’est l’itinéraire de ce site avec le moins d’excursions en bateau et le plus de conduite et de marche indépendantes, ce qui convient aux voyageurs à l’aise pour naviguer sans grande signalétique en anglais — les menus et les panneaux d’information en dehors d’Oristano et des îles s’appuient davantage sur l’italien que sur les côtes touristiques ailleurs sur l’île. Les stations-service et les restaurants se raréfient nettement au sud d’Oristano le long de la route côtière, donc planifiez les repas et les pleins autour des villes plutôt que de supposer que vous trouverez quelque chose en chemin.

La couverture mobile est généralement fiable le long de la côte elle-même mais plus capricieuse à l’intérieur des terres vers les anciens sites miniers, donc téléchargez des cartes hors ligne pour la journée de marche à Nebida et Masua en particulier. Notre guide la Sardaigne avec un petit budget est particulièrement pertinent ici, car cette côte est vraiment l’une des parties les moins chères de l’île à visiter.

Questions fréquentes sur une semaine sur la côte ouest

La côte ouest mérite-t-elle une semaine entière à elle seule ?

Oui, si des plages plus tranquilles et l’archéologie industrielle vous intéressent plus que l’infrastructure balnéaire — c’est un rythme délibérément différent du sud ou de la Gallura.

Ai-je besoin d’équipement de snorkeling pour Is Arutas ?

Pas indispensable, mais l’eau limpide au large de la plage de quartz en vaut la peine ; apportez le vôtre car les options de location sont limitées comparées à la côte sud.

Combien de temps faut-il pour bien voir la côte minière autour de Nebida et Masua ?

Une demi-journée minimum pour la promenade en haut des falaises et Porto Flavia ; une journée complète si vous visitez aussi un musée minier souterrain à l’intérieur des terres comme Montevecchio ou la visite du tunnel de Porto Flavia lui-même.

Y a-t-il des stations-service sur tout l’itinéraire, ou faut-il planifier à l’avance ?

Prévoyez à l’avance pour le tronçon au sud d’Oristano vers Piscinas en particulier — les stations s’y raréfient nettement comparé au reste de l’itinéraire, même si elles redeviennent nombreuses autour d’Iglesias et de la côte du Sulcis.

Cet itinéraire convient-il aux familles ?

Partiellement — les plages et Tharros conviennent bien aux enfants, mais les sentiers en haut des falaises de la côte minière demandent une surveillance, et c’est un itinéraire plus axé sur la conduite que le sud.

Puis-je combiner cet itinéraire avec celui de la côte sud ?

Oui — Barumini au jour sept se trouve proche de l’itinéraire 7 jours dans le sud de la Sardaigne, constituant un lien naturel si vous disposez de temps supplémentaire.

Quelle est la meilleure période de l’année pour cette côte en particulier ?

Mai, juin ou septembre — les dunes de Piscinas offrent peu d’ombre, ce qui rend juillet et août nettement plus éprouvants ici que sur des plages plus aménagées.

La côte ouest convient-elle à un premier voyage en Sardaigne ?

Généralement pas comme voyage autonome pour une première fois — elle récompense les voyageurs qui ont déjà vu les points forts les plus évidents et veulent quelque chose de plus calme ; les primo-visiteurs sont généralement mieux servis par 7 jours dans le sud de la Sardaigne ou 7 jours dans le nord de la Sardaigne. Elle fonctionne bien comme deuxième visite, ou ajoutée à l’un ou l’autre de ces itinéraires pour les voyageurs disposant de plus d’une semaine sur l’île au total.

Comment cette côte se compare-t-elle à l’ouest moins visité de la Sicile, si j’hésite entre les deux îles ?

Les deux offrent une alternative plus tranquille aux côtes les plus connues de leur île respective ; voir Sardaigne contre Sicile pour une comparaison plus large si vous hésitez encore sur l’île la mieux adaptée à votre voyage dans son ensemble, plutôt qu’à cette seule région.

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Ce sont nos propres photos de la Sardaigne, pas les visuels du prestataire pour ce tour : ouvrez sa page pour les voir.